Politiques de la connaissance : savoirs situés et enjeux démocratiques

Dans une société réflexive, dont de nombreuses activités semblent de plus en plus tournées vers
l’internationalisation, la question des savoirs et des connaissances ne prend pas seulement une dimension
stratégique dans la compétition entre entités économiques, sociales et politiques : elle devient un enjeu
majeur des formes plus ou moins nouvelles de citoyenneté et d’appropriation du politique. Des formes
nouvelles d’institutionnalisation et de reconnaissance des savoirs apparaissent, qui imposent un autre modèle
d’appropriation de ce qui relève du bien commun. Dans ce cadre, les corpus de savoirs (académiques comme
profanes) ne doivent pas être considérées comme des « boîtes noires » isolées des enjeux sociaux, mais au
contraire comme autant de prises de position sur le monde et dans le monde.