Modes, espaces et processus de socialisation

L’objet de cette équipe est l’analyse des conditions, des formes, des espaces de socialisation et des façons dont
les pratiques socialisatrices constituent et infléchissent les parcours de groupes sociaux ou d’individus. Une
voie vise à analyser finement les formes de socialisation et leurs effets sur les individus ou les groupes. Une
autre voie (articulée à la précédente) se centre sur l’analyse des formes de consonance, de dissonance et de
confrontation entre les logiques socialisatrices. Le concept de socialisation permettant d’élaborer des objets à
la jonction de différents champs, les travaux de l’équipe sont caractérisés par la transversalité des thématiques.

L’équipe s’organise autour de deux axes.

  • L’axe Modes de socialisation, logiques institutionnelles, parcours biographiques est construit autour d’une
    problématique qui joint l’analyse de la diversité des modes de socialisation, de leur articulation plus ou moins
    harmonieuse, contradictoire ou conflictuelle, l’analyse des logiques institutionnelles de socialisation et leurs
    confrontations à des formes non-institutionnalisées de socialisation et l’analyse des logiques et des conditions
    de socialisation inscrites dans les parcours individuels et collectifs.
  • L’axe Espaces et socialisation : ville, habitat, mobilités poursuit l’analyse des rapports entre espaces et
    socialisation dans la suite des travaux d’Émile Durkheim et de Maurice Halbwachs sur les formes matérielles de
    la société et leurs effets sur le cours des actions humaines et des travaux de l’École de Chicago relatifs à la
    structuration spatiale de la vie sociale en milieu urbain. Un statut central est accordé à l’espace, comme aspect
    essentiel de la vie collective, en travaillant les effets réciproques entre structures spatiales et modes de
    socialisation, en observant les logiques socialisatrices qui se déploient, ou prennent forme, dans différents
    types d’espaces.