Centre Max Weber - UMR 5283

Centre Max Weber - UMR 5283

Présentation

Laboratoire de sociologie généraliste, le Centre Max Weber regroupe la plupart des sociologues du site de Lyon/Saint-Etienne. Situé à Lyon et à Saint-Etienne, il est rattaché institutionnellement à quatre tutelles : l’Université Lumière Lyon 2 (tutelle principale), le CNRS, l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, l’Université Jean Monnet Saint-Etienne. Il est membre de l’Institut des Sciences de l’Homme.

En reprenant le nom d’un grand fondateur de la sociologie, qui marque aujourd’hui encore les sociologies contemporaines les plus diverses par ses travaux de sociologue et d’épistémologue des sciences sociales, les membres du Centre Max Weber indiquent leur attachement à un pluralisme théorique, méthodologique et épistémologique.

Au 1er janvier 2016, le Centre Max Weber regroupe 265 membres : 222 membres en rattachement principal et 43 membres en rattachement secondaire. Sur les 222 membres en rattachement principal : 105 doctorant.es, 14 ingénieurs et techniciens administratifs (du CNRS et des Universités), 5 chercheur.es CNRS, 63 chercheur.es et enseignant.es-chercheur.es statutaires des Universités, 35 chercheur.es contractuel.les.

Sa politique scientifique se déploie à travers des activités transversales de recherche et aussi les activités de ses six équipes :

  • Travail, institutions, professions, organisations
  • Dynamiques sociales et politiques de la vie privée
  • Politiques de la connaissance : savoirs situés et enjeux démocratiques
  • Cultures publiques
  • Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations
  • Modes, espaces et processus de socialisation

Ses champs de spécialité sont le travail, la famille et la parenté, le genre, les approches pragmatiques, la connaissance, l’étude des mécanismes de socialisation, la culture, l’urbain.

Le Centre Max Weber, qui a été l’un des initiateurs de la sociologie visuelle en France, a œuvré à la création du Pôle Image Animée de l’Institut des Sciences de l’Homme.

Il est localisé sur plusieurs sites :

  • Site de l’Institut des Sciences de l’Homme, avenue Berthelot à Lyon
  • Site du campus Porte des Alpes de l’Université Lyon 2 à Bron
  • Site de l’ENS de Lyon, parvis Descartes à Lyon
  • Site du campus Tréfilerie de l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne

Directeur : Bruno Milly (depuis le 1er janvier 2015).
Directeurs adjoints : Jean-Yves Authier (site Bron), Ahmed Boubeker (site Saint-Etienne), Bernard Lahire (site ENS de Lyon), Emmanuelle Santelli (site Institut des Sciences de l’Homme).

Historique

Profondément marqué par l’histoire de la sociologie à Lyon et à Saint-Étienne, le Centre Max Weber est issu du regroupement, au 1er janvier 2011, du GRS (Groupe de Recherche sur la Socialisation) à Lyon et du MODYS (Mondes et Dynamiques des Sociétés), lui-même produit du regroupement en 2007 du CRESAL à Saint-Etienne et du GLYSI-SAFA à Lyon.

Créé en 1976, le Groupe de Recherche sur la Socialisation a été le seul laboratoire sociologique français dédié à l’étude des cadres, des modalités, des temps et des effets de socialisation. Ses travaux ont une filiation tant durkheimienne que wébérienne. Il a maintenu par ailleurs une perspective transversale par rapport aux sous-champs actuels de la sociologie, la même problématique scientifique lui permettant de travailler sur des « socialisations primaires » comme sur des « socialisations secondaires » et sur des dimensions différentes de la socialisation : socialisation corporelle comme langagière, spatiale comme temporelle, esthétique comme politique, etc. Ses membres ont souhaité organiser leurs orientations de recherche en deux équipes : « Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations » et « Modes, espaces et processus de socialisation ».

En gestation à partir de 1955 dans la mouvance d’Economie et Humanisme – l’association du père Lebret –, le Centre de Recherches et d’Etudes Sociologiques Appliquées de la Loire, le CRESAL, est créé en 1958. Il accueille rapidement en son sein des économistes et des sociologues, avec une influence certaine des milieux catholiques. A vocation appliquée, il agit d’abord comme une association d’ingénieurs sociaux en répondant à la commande d’études de la ville de Saint-Etienne et d’administrations d’Etat, sur le budget des ménages, la fréquentation et le déplacement en ville de la capitale de la Loire, voire de la campagne avoisinante, les infrastructures, puis la délimitation du parc naturel régional du Pilat, la profession de taxi et progressivement des recherches à vocation nationale. Il est associé au CNRS, comme Equipe de Recherche Associée en 1974. En 1982, ses membres deviennent fonctionnaires. Le CRESAL se compose dans les années 1990 d’une dizaine de titulaires travaillant autour de la question sociale, de l’identité, de l’économie industrielle et de l’environnement. A la demande du CNRS, il s’associe au GLYSI-SAFA en 2007 et devient le MODYS.

Le GLYSI (Groupe Lyonnais de Sociologie Industrielle) a été fondé au sein de l’association Economie et Humanisme, où il a commencé à exister comme groupe de fait au début des années 1970. L’enquête fondatrice, publiée sous le titre Trois ateliers d’OS (Bernoux, Motte, Saglio, 1973), s’est déroulée d’octobre 1969 à mi-1971. Le GLYSI, devenu équipe CNRS en 1976, en même temps que le GRS, a gardé son orientation en sociologie du travail et des relations professionnelles attirant des chercheurs, jeunes ou confirmés (tels Jean Bunel). Il a vécu au sein d’Economie et Humanisme jusqu’en 1981, date à laquelle les deux groupes – militants et chercheurs – se sont séparés du fait de leurs conceptions différentes des finalités de la recherche. L’Université Lyon 2 a alors accueilli les chercheurs, sur le site de Bron d’abord, puis à partir de 1985 à la Maison Rhône-Alpes des Sciences de l’Homme (MRASH), nouvellement créée. P. Bernoux a été le directeur du GLYSI de 1980 à 1992 ; lui ont succédé J. Saglio, R. Bernard, C. Giraud et B. Ganne, jusqu’au regroupement en 2007 au sein du MODYS dirigé par J.-C. Rabier. Dans les années 1990, le GLYSI, devenu GLYSI-SAFA (Sociologies et Anthropologies des Formes d’Action) a élargi ses domaines d’étude, initialement centrés sur l’analyse du travail et des organisations industrielles, pour s’intéresser à d’autres types d’organisations (PME-PMI, administrations), aux relations professionnelles, aux logiques et effets de l’internationalisation, aux groupes professionnels et aux institutions dans un sens large, aux formes d’action. Deux ouvrages collectifs Univers privés et publics. Dynamiques de recompositions (Giraud, Maurines (dir.), 2000), Les « creux » du social (Ganne et alii, 2005) témoignent de cette dernière période.

La réunion des trois laboratoires a répondu à une double dynamique, institutionnelle et scientifique. Institutionnelle dans la volonté des tutelles nationales (INSHS du CNRS) et universitaires (Université Lumière Lyon 2, Université Jean Monnet de Saint-Etienne et ENS de Lyon) de voir les sociologues de la région Lyon-Saint-Etienne se réunir dans une unité commune ; scientifique dans le souhait exprimé par les chercheur.es et enseignant.es-chercheur.es de constituer un pôle de référence nationale de sociologie à Lyon et à Saint Etienne. Le Centre Max Weber a été dirigé de 2011 à 2014 par Jean-Hugues Déchaux.

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