Centre Max Weber - UMR 5283

Centre Max Weber - UMR 5283

Gaëlle Clavandier

Maître de conférences en Sociologie
Chercheurs, enseignants-chercheurs - Université Jean Monnet, Saint-Etienne
Équipe Dynamiques sociales et politiques de la vie privée
Localisation
Lyon - ISH
Bureau 340
Institut des Sciences de l'Homme 14 avenue Berthelot 69363 Lyon CEDEX 07 France

Co-responsable équipe Dynamiques sociales et politiques de la vie privée (avec Corinne Rostaing)

Membre du GAAF, Groupe d’anthropologie et d’archéologie du funéraire

Membre du Comité scientifique de la SFAP Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs

Membre du Groupe Interinstitutionnel Deuil périnatal, piloté par le Grand Lyon

Page personnelle : https://mort-anthropologie.com/authors/

PARCOURS ET ACTIVITES DE RECHERCHE :

Titulaire d’un doctorat en 2000, j’ai débuté ma carrière en exerçant comme ATER à l’Université Jules Verne, Amiens, puis à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble II. Recrutée comme Maître de conférences à l’Université Jean Monnet, Saint-Etienne, en 2001, j’ai tout d’abord enseigné au Département STAPS, puis au Département de Sociologie.

Mon itinéraire de recherche, à la croisée d’une approche sociologique et anthropologique, a pour point d’ancrage une étude du rapport à la mort. Mes travaux ont porté sur les catastrophes, (La mort collective. Pour une Sociologie des catastrophes, Paris, CNRS Editions, 2004), sur les évolutions des pratiques funéraires, notamment la crémation (Sociologie de la mort. Vivre et Mourir dans la société contemporaine, Paris, Armand Colin, U, 2009). Plus récemment, suite à mon intégration à l’équipe Dynamique de la vie privée et des institutions, ce parcours s’est élargi aux problématiques relatives à l’entrée dans la vie (avec Philippe Charrier, Sociologie de la naissance, Paris, Armand Colin U, 2013).

THEMES DE RECHERCHE :

Mort périnatale – Stillbirth and perinatal grieving

Sociologie des catastrophes – Disasters studies

Sociologie de la mort et du mourir – Sociology of death and dying

OUVRAGES PUBLIES :

avec Philippe Charrier, Sociologie de la naissance, Paris, Armand Colin, 2013.

Sociologie de la mort. Vivre et mourir dans la société contemporaine, Paris, Armand Colin, 2009.

La mort collective. Pour une sociologie des catastrophes, Paris, CNRS Editions, 2004.

OBJETS DE RECHERCHE ACTUELS :

Devenir des corps « intermédiaires », des fragments et des restes humains anciens

Quel statut et quel devenir pour les restes humains « intermédiaires » ? Cette question est débattue chez les juristes, mais donne lieu également à des ajustements pour ceux (en particulier les professionnels qui sont amenés à traiter, prendre en charge, ces corps qui n’ont pas le statut de dépouille mortelle. Elle est particulièrement saillante pour le cas des fœtus et des mort-nés (cf. infra), mais se pose également pour d’autres terrains statistiquement plus rares, comme celui des catastrophes (notamment les crashs) où les fragments de corps non identifiés donnent lieu à une nouvelle gestion. Dans un autre espace temps, le devenir des restes humains anciens provenant soit de collections archéologiques ou anthropologiques, soit de fouilles archéologiques programmées génèrent des débats au sein des institutions culturelles et patrimoniales. On observe actuellement une attention accrue envers ce type de « corps », qui se traduit par leur entrée (ou parfois leur retrait de) dans l’espace public (notamment le cimetière), de façon effective ou de manière plus symbolique.

Mort périnatale

Un changement de sensibilité intervient dans les années 1990 au sujet de la prise en charge des mort-nés et de l’accompagnement des familles face à ce type d’épreuve. Désormais, le deuil périnatal est considéré comme un deuil à part entière et donne lieu à des préconisations dans les établissements de santé. La réglementation de l’état civil et celle relative aux sépultures se sont assouplies permettant aux « parents » qui le souhaitent d’enregistrer cet enfant sans vie, de le prénommer et d’en faire mention sur le livret de famille, puis dans un second temps de pourvoir éventuellement aux obsèques de ce dernier. Les résultats de nos travaux montrent que c’est davantage le(s) parent(s) qui sont reconnus que « l’enfant », puisque la reconnaissance est intimement liée au projet qu’ont ses parents (concepteurs) à son égard. La variabilité des situations tant à produire des bricolages profanes qui crée certes de l’innovation, mais aussi des inégalités.

PROGRAMMES DE RECHERCHE EN COURS

1/ PERISENS : Périnatal, statuts, enregistrements et statistiques. Processus de reconnaissance des enfants sans vie : entre traitements différenciés et inégalités

- Projet 24 mois (2016-2018)
- Financement de la Mission Droit et justice et par la Fondation des Services Funéraires Ville de Paris sous l’égide de la fondation de France
- Sous la direction de Gaëlle CLAVANDIER, Guillaume ROUSSET

http://www.gip-recherche-justice.fr/publication/perisens-perinatal-statuts-enregistrements-et-statistiques-processus-de-reconnaissance-des-enfants-sans-vie-entre-traitements-differencies-et-inegalites/

2/ Transitions funéraires en Occident, de l’Antiquité à nos jours

- Projet de 5 ans (2017-2021)
- Soutien de l’Ecole Française de Rome
- Sous la direction de Guillaume CUCHET, Nicolas LAUBRY, Michel LAUWERS

http://www.efrome.it/la-recherche/programmes/programmes-scientifiques-2017-2021.html

Dernières publications

2016

2015

2014

2013

  • Gaëlle Clavandier, « Catastrophes et émotions » in F. Fernandez, S. Lézé, H. Marche (dir.), Les émotions. Une approche de la vie sociale, Les éditions des archives contemporaines, 2013
    Chapitre d'ouvrage

2012

2011

 Liste complète des publications sur HAL-SHS

Logo CNRS Logo Lyon 2 Logo ENS Logo Jean Monnet
Intranet Plan du site Mentions légales